Séances Qui-vive au Ciné 104

organisées par Rudolf Di stefano et François Nicolas

 

28 février, 27 juin, 26 septembre, 12 décembre 2013

19h30 - 104 avenue Jean Lolive, 93500.Pantin

http://www.cine104.com

 

Qui-vive, substantif masculin indiquant l’état de veille du guetteur face à ce qui peut arriver : « se tenir aux aguets, sur le qui-vive », « la sentinelle crie ‘Qui vive ?’ »

Un cinéma, tel le Ciné 104 de Pantin, peut-il, le temps d’une séance, nous aider à scruter notre monde pour y déceler ses possibilités inattendues en matière d’émancipation ?

Ces séances trimestrielles présenteront à ce titre les gens (d’ici ou d’ailleurs), les idées (neuves ou réactivées) et les œuvres (avérées ou en gestation) soutenant de telles possibilités jusqu’à nous.

En première partie de séance,

·       les publicités manifesteront des futurs inaperçus : des projets (en cours et à venir) d’artistes ou militants ;

·       les actualités relèveront des présents inapparents : des acteurs pour l’instant invisibles dans ce monde ;

·       les annonces attireront l’attention sur des passés restant vifs : des ressources enfouies susceptibles de germer.

La deuxième partie de séance sera consacrée à une grande contribution (personnelle ou collective) : au choix un film, un concert, une conférence, une pièce…

Au total, il s’agira de convaincre le spectateur, le temps d’une séance formellement rythmée, qu’il n’y a pas que ce qu’il y a.

 

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Il s’agit d’inventer un lieu (autour d’un endroit existant : le ciné 104 de Pantin) et une forme (à partir de deux figures : la séance de cinéma et la revue parlée).

Un lieu pour partager les brèches d’un monde contemporain saturé d’injustices et de corruption ; un lieu pour présenter les nouveaux possibles qui s’avancent et se fraient une voie, potentialités encore invisibles mais déjà bien actives : le possible, revenu d’un lointain passé souterrain, que la taupe annonce ; le possible que l’aigle actualise comme point lointain prêt à fondre sur le présent ; le possible à venir que la progression tranquille d’un âne venu de l’horizon rend public d’un mince trait de poussière.

Un endroit qui articule une salle, une scène et un écran ; une caverne retournée tel un gant où l’écran fait moins écran distrayant que surface filtrante d’un vitrail, où la scène découpe un espace d’où des corps parlent à un public, où la salle performe un collectif le temps d’une séance plutôt qu’elle ne l’endort.

 

Une forme pour rythmer ces percées et leur donner chance de se croiser, de se frotter, de s’entrelacer ou de bifurquer ; une forme mixant celles des séances de cinéma et des revues parlées.

Une séance qui, à la manière du vieux cinéma du samedi soir, entrelace les actualités d’un présent inapparent (notre aigle), les publicités sur un futur encore inexistant (notre âne) et les annonces d’un passé qui reprend souffle (notre taupe).

Une revue qui enchaîne les points de vue de musiciens et de cinéastes, de poètes et d’écrivains, d’acteurs et de danseurs, mais aussi de militants et de gens soucieux d’émancipation politique. Une revue soumise à deux principes formels :

·       chaque intervention durera environ un quart d’heure – les interventions doivent pouvoir se composer, se répondre, se surprendre ;

·       chaque billet écrit sera systématiquement lu par un autre que celui qui l’aura rédigé – l’intervention de chacun doit être appropriable par d’autres.

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Pour tout contact : 104 [at] qui-vive.org